Retrait du projet de loi Collomb – Macron
asile-immigration
DROIT INCONDITIONNEL À
L’ACCUEIL ET AU SÉJOUR
Par un nouveau projet de loi, le gouvernement veut aggraver encore la
situation des réfugiés, des travailleur·euse·s et jeunes scolarisé·e·s sans
papiers qui résident en France. Il veut :
. Porter la durée d’enfermement en centres de rétention de 45 à 90 jours voire
plus ;
. Systématiser les expulsions des débouté·e·s du droit d’asile et des
migrants qui sont passés par d’autres pays européens ;
. Empêcher la quasi-totalité des régularisations des travailleur·euse·s, jeunes
et familles sans papiers ;
. Réduire le délai de recours contre les refus de séjour, à quinze jours ;
. Généraliser les audiences au tribunal par vidéoconférence au mépris des
droits de la défense et du caractère public des audiences.
Trois circulaires du ministère de l’Intérieur en novembre-décembre 2017 ont
déjà considérablement aggravé la situation et transforment les centres
d’hébergement d’urgence en centres de tri et de fichage.
Les forces de police harcèlent les migrants, y compris les mineurs, qui arrivent
en France, même dans la neige, comme c’est le cas à la frontière italienne
(vallée de la Roya, Briançonnais…), détruisent ou confisquent leurs affaires,
les frappent et les gazent comme à Calais ou comme à Porte de La Chapelle.
L’Etat foule aux pieds ses engagements internationaux en refusant
d’enregistrer les demandes d’asile ou de prendre les mineurs sous sa
protection. Les citoyen·ne·s qui viennent en aide aux migrants sont poursuivis
pour délit de solidarité.
De plus en plus en plus de jeunes scolarisé.es se voient refuser le séjour au
moment de leurs 18 ans et reçoivent une obligation de quitter le territoire.
Les travailleur·euse·s sans papiers sont dans des situations de plus en plus
précaires, à la merci du bon vouloir des patrons. Les conditions exigées pour
leur régularisation sont de plus en plus dures. Et pourtant ces
travailleur·euse·s sont nombreux dans le nettoyage, la restauration, le bâtiment
ou encore au MIN de Rungis.
Nous ne pouvons pas laisser l’État aggraver la précarité et la peur du
lendemain de toutes ces femmes et de tous ces hommes dans le seul but
d’exacerber la concurrence entre salarié·e·s : il en va des droits et de la
situation de tous nos concitoyen.ne. s.
Les travailleur·euse·s sans papiers et les jeunes scolarisé.e.s doivent obtenir
des papiers qui les sortent de la précarité, de l’insécurité et qui leur assurent
un avenir.
Les migrant·e·s doivent être accueilli·e·s dignement. En France comme
ailleurs, ils et elles ne sont pas responsables des guerres et des conflits, des
désordres climatiques ou de la misère : ce sont nos gouvernements les vrais
responsables.
C’est pourquoi les organisations soussignées exigent :
. Le droit à un accueil digne pour les migrant·e·s, le respect du droit d’asile ;
. Le droit effectif d’obtenir une carte de séjour en particulier pour tous les
jeunes scolarisé.e.s, travailleur·euse·s sans papiers, déboutés du droit
d’asile... ;
. L’arrêt des poursuites contre celles et ceux qui apportent aide et soutien
aux migrant·e·s. La solidarité n’est pas un délit ! ;
. L’arrêt des expulsions.
RASSEMBLEMENT
Vendredi 9 mars 2018 à 17h30
Devant la Préfecture de Créteil
Signez la pétition !
Maltraitance informatique
A Créteil et dans des préfectures et sous-préfectures de plus en plus
nombreuses, déposer un dossier de première demande de titre de séjour ou de
régularisation devient quasiment « mission impossible ». Obtenir un rendez-vous
ne peut se faire que par internet. Encore faut-il une connexion internet… Et
encore faut-il des centaines de connexions pour obtenir un rendez-vous… quand
on a de la chance. La réponse habituelle, c’est qu’il n’y a pas de place disponible
et qu’il faut renouveler sa demande ultérieurement.
Si cette maltraitance s’installe, elle touchera bientôt l’ensemble de la population.
Ne laissons pas faire !
Associations du Val-de-Marne : RESF, ASSOUEVAM, LDH, MRAP, CIVCR, CTSPV,
ATTAC, Romeurope, FCPE…
Organisations syndicales : CGT 94, Solidaires 94, FSU 94
Avec le soutien de : NPA 94, PCOF 94, PCF 94, Ensemble! 94, EELV 94, France
insoumise les groupes d’action du Val-de-Marne…
Pétition à imprimer et faire signer autour de vous
Le tract d'appel au rassemblement
